Éclipse du 12 août 2026 : recensement des atteintes rétiniennes dans les Hautes-Pyrénées
Éclipse solaire du 12 août 2026 : le cabinet participe au recensement des atteintes rétiniennes
Les campagnes et semaines thématiques d’information en santé sont régulièrement portées par des associations, comme Prévention et Information Médicale, afin de sensibiliser le public aux enjeux de prévention. Ophtalmologie Pyrénées Bigorre se fait le relais de ces initiatives et des actions menées par les sociétés savantes auprès de ses patients et de leurs accompagnants.
À la suite de l’éclipse solaire du 12 août 2026, la Société Française d’Ophtalmologie (SFO) a lancé un recensement national des éventuelles atteintes rétiniennes survenues après l’observation du Soleil. Le cabinet Ophtalmologie Pyrénées Bigorre participe à ce recueil d’informations, afin de contribuer à une meilleure évaluation des conséquences visuelles de cet événement.
Pourquoi recenser les atteintes rétiniennes après l’éclipse ?
L’observation directe du Soleil, notamment sans protection adaptée, peut provoquer une atteinte de la rétine appelée rétinopathie solaire.
Même lorsque le Soleil est en grande partie masqué par la Lune, son observation directe reste dangereuse. La diminution de la luminosité apparente pendant l’éclipse peut donner l’impression qu’il est possible de regarder le Soleil sans risque, alors que les rayonnements reçus par l’œil peuvent toujours endommager les cellules de la rétine.
La Société Française d’Ophtalmologie souhaite donc identifier les cas suspectés ou confirmés depuis le 12 août. Les données recueillies permettront notamment de mieux connaître le nombre de patients concernés, leur âge, les circonstances de l’exposition, les protections éventuellement utilisées et les symptômes observés.
Quels symptômes peuvent apparaître après avoir regardé le Soleil ?
Une atteinte de la rétine peut survenir sans provoquer de douleur. Les premiers troubles visuels peuvent être constatés rapidement ou dans les heures suivant l’exposition.
Parmi les principaux signes pouvant attirer l’attention figurent :
- une baisse de l’acuité visuelle, sur un œil ou les deux ;
- l’apparition d’une tache sombre, grise ou lumineuse au centre de la vision, appelée scotome ;
- des déformations des images ou des lignes droites, appelées métamorphopsies ;
- une vision floue ou une difficulté nouvelle à distinguer les détails ;
- une sensibilité inhabituelle à la lumière, appelée photophobie ;
- plus rarement, une modification de la perception des couleurs.
L’apparition de l’un de ces symptômes après avoir observé l’éclipse justifie de demander rapidement un avis ophtalmologique.
Pour en savoir plus sur les pathologies pouvant affecter la vision centrale et la rétine, vous pouvez consulter notre page consacrée au pôle de rétine médicale.
Comment rechercher une atteinte rétinienne liée à l’éclipse ?
Un examen ophtalmologique permet notamment de mesurer l’acuité visuelle et d’examiner la rétine. Selon les symptômes et les constatations cliniques, une imagerie rétinienne peut également être indiquée.
L’OCT, ou tomographie en cohérence optique, permet d’obtenir des images très précises des différentes couches de la rétine. Cet examen est particulièrement utile pour étudier la macula, petite région située au centre de la rétine et essentielle à la vision fine, à la lecture et à la perception des détails.
Le recensement national ne vise donc pas uniquement à comptabiliser les patients ayant présenté des symptômes : il permet également de documenter les circonstances d’exposition et les caractéristiques des éventuelles lésions observées.
Quelles informations transmettre à l’ophtalmologue ?
Lorsqu’un trouble visuel est apparu après l’observation de l’éclipse du 12 août 2026, plusieurs informations peuvent être utiles lors de la prise en charge :
- le lieu où l’éclipse a été observée ;
- la durée approximative de l’observation ;
- le fait d’avoir regardé directement le Soleil ou utilisé un instrument optique ;
- le type de protection éventuellement employé ;
- l’utilisation ou non de lunettes spécialement conçues pour l’observation solaire ;
- le délai entre l’exposition et l’apparition des premiers symptômes ;
- la nature des troubles visuels ressentis ;
- l’œil concerné, ou la présence de symptômes au niveau des deux yeux.
Lorsque cela est possible, il peut également être utile de conserver les lunettes ou le filtre solaire utilisés afin de pouvoir préciser leur origine et leurs caractéristiques.
Ophtalmologie Pyrénées Bigorre participe au recensement national
Le cabinet Ophtalmologie Pyrénées Bigorre participe au recensement organisé par la Société Française d’Ophtalmologie, dont le recueil des cas est prévu jusqu’au 15 septembre 2026.
Les patients ayant constaté depuis l’éclipse une baisse de vision, une tache centrale, une déformation des images ou tout autre symptôme visuel inhabituel peuvent signaler les circonstances précises de leur exposition lors de leur prise en charge.
Les informations recueillies dans le cadre de cette démarche professionnelle permettront de mieux évaluer l’impact ophtalmologique de l’éclipse solaire du 12 août 2026 et pourront contribuer à améliorer les futurs messages de prévention destinés au public.
Pour en savoir plus sur l’organisation d’une consultation et préparer votre venue au cabinet, vous pouvez consulter la page Votre visite chez Ophtalmologie Pyrénées Bigorre.
En conclusion
Après l’éclipse du 12 août 2026, l’apparition d’un trouble visuel inhabituel ne doit pas être négligée, même en l’absence de douleur. Le recensement actuellement mené par la Société Française d’Ophtalmologie permettra de mieux connaître les conséquences rétiniennes de cet événement.
L’équipe d’Ophtalmologie Pyrénées Bigorre se fait le relais de cette démarche et peut apporter des informations personnalisées aux patients et à leurs accompagnants.


